Halte au massacre du peuple palestinien : arrêt du génocide !

Quand l’« IA » ravage l’éducation

4 pages
Dimanche 7 juin 2026

C’est un tsunami, une vague submersive, un engloutissement … et surtout un désastre. L’irruption disruptive de la prétendue intelligence artificielle s’impose à vitesse grand V, si bien que, sans se poser des questions et sans nous poser la question, on nous pousse à l’adopter au plus vite, mais avec pédagogie, comme si cela allait de soi. C’est le progrès qui progresse, il faut s’adapter, c’est pratique, toujours la même rengaine périmée. Et si on y réfléchissait un peu ?

IA pas à dire, c’est pratique

L’IA (Intelligence Artificielle) est dans toutes les bouches et concerne tous les domaines : la santé, la défense, l’analyse des données, l’enseignement, … . Le sommet de l’IA s’est tenu à Paris du 6 au 11 février avec, en parallèle, un contre-sommet un brin plus critique. C’est que l’IA fascine, elle inquiète aussi un peu, mais pas de problème, les éthiciens sont là pour en définir les bons usages, l’IA Act est là pour l’encadrer.

« IA et pédagogie : dois-je apprendre, maintenant que l’ordinateur apprend pour moi ? »

Voilà une des questions qui se pose dans l’absurdité contemporaine : c’est le titre qui se veut accrocheur d’une conférence qui « tourne » (pour mieux détourner l’attention) dans les établissements scolaires de l’académie de Grenoble. A notre époque (notion en cours de liquidation, vu l’accélération technologique), l’IA « s’impose » dans tous les sens du terme, comme toute la quincaillerie industrielle depuis deux siècles de progrès sans merci : elle concerne d’abord quelques « niches » (sic) ou domaines de pointe, avant d’être répandue et généralisée, balayant au passage toutes les réticences et résistances au prétexte de « l’urgence à rester dans la course » (vers où ? On ne saura jamais la destination, même s’il y a largement de quoi s’inquiéter d’un futur qui n’a aucun avenir1). Nous en sommes donc là pour l’IA : à son déploiement partout et pour tous… de gré ou de force, mais aussi avec force « pédagogie » pour les dubitatifs ou récalcitrants qui n’ont pas encore bien compris l’avenir (d)IrrA-dieu2 qui nous est promis. Ainsi des émissions médiatiques dans l’air du temps, comme de la conférence princeps (?). Deux enseignantes-chercheuses de l’université Grenoble Alpes (se) sont donc « mobilisées » pour ce travail pédagogique de dédramatisation-acculturation-communion afin de déployer au mieux l’IA à l’école. Voici le récit d’une de ces conférence dans un établissement de la Drôme.

IA - 4p LDC éduc Gre (31.05.26)
Revenir en haut