Cette élève souffre d’une alopécie. A la rentrée des vacances d’automne, elle a voulu dissimuler sa maladie sous un couvre-chef que la direction du lycée a déclaré être un signe religieux.
Pourtant, la loi du 15 mars 2004 (encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics) n’interdit aucunement tous les couvre-chefs mais uniquement ceux par lesquels un élève manifeste ostensiblement une appartenance religieuse, ce qui n’était as le cas ici.
D’après les éléments portés à notre connaissance, l’interdiction faite à cette élève de pénétrer au sein de l’établissement constitue une application absurde et erronée de la loi du 15 mars 2004, révélant une méconnaissance profonde de la laïcité, d’après Nicolas Cadène, ancien rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité.
La réaction de l’administration n’a permis ni d’accompagner sereinement une élève malade en souffrance, ni d’aider et d’assurer convenablement la protection des personnels inquiets de dramatiques conséquences possibles : il serait tant de tirer les leçons des cas de Samuel Paty et Alain Bernard.
La hiérarchie, source de dysfonctionnements et de souffrance… ce n’est pas nouveau. Vite, un vrai couvre-chef !
Lutte de Classes éducation est signataire du communiqué de presse intersyndical ci-dessous.
Sources :
- Incroyable : exclue depuis 2 mois de son lycée d’Annonay car son bonnet de chimio est assimilé à un signe religieux
- Affaire du couvre-chef : l’administration s’en tient à la loi de 2004
- Loi n° 2004-228 du 15 mars 2004 encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics
Affaire du couvre-chef au lycée d’Annonay