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École et numérique

L’IA (Intelligence Artificielle) est dans toutes les bouches et concerne tous les domaines : la santé, la défense, l’analyse des données, l’enseignement, … . Le sommet de l’IA s’est tenu à Paris du 6 au 11 février avec, en parallèle, un contre-sommet un brin plus critique. Comme la dernière fée de la belle au Bois Dormant, on avait oublié des les inviter au sommet officiel. Des fois qu’ils gâchent la fête. C’est que l’IA fascine, elle inquiète aussi un peu, mais pas de problème, les éthiciens sont là pour en définir les bons usages, l’IA Act est là pour l’encadrer.

S’il manque des profs … il n’y a qu’à organiser le remplacement à distance avec le dispositif ERED (Équipe de Remplaçants pour l’Enseignement à Distance)…

Au moment où le ministère de l’Éducation nationale publie un Cadre d’usage de l’IA en éducation, voici une contribution d’une militante LDC. Il est possible de s’en emparer comme base de discussion entre collègues.

Profs, parents, inquiets ou convaincus… venez échanger (sans écran) de ce qui prend (presque) toute la place dans le quotidien à l’école (comme dans le reste de la société)

Notre syndicat relaie ce texte du Collectif de Beauchastel contre l’école numérique (Contact : Appel de Beauchastel, 27 ter, rue des Terras, 07800 Beauchastel)

En 2015, nous avons lancé l’ « Appel de Beauchastel contre l’école numérique » [1], pour inciter à se manifester ceux qui refusaient déjà les injonctions à consommer la quincaillerie numérique en milieu scolaire ou à renseigner les logiciels administratifs. Ceux qui nous ont rejoint ont donc pris le risque d’affirmer publiquement leur désobéissance.

Ce texte commençait par un questionnement évoquant chaque moment où il fallait choisir entre vivre un rapport direct avec les élèves et les collègues ou alors suivre des protocoles numériques. Or, si l’on pouvait encore avoir l’illusion du choix au milieu des années 2010, nous craignons qu’aujourd’hui l’institution veuille nous forcer à croire qu’il n’est plus possible d’imaginer un enseignement sans écran, un enseignement réel, c’est-à-dire non virtuel.

SUD Lutte de Classes relaie l’appel de Beauchastel.

Le sujet est vaste, plus que vaste, immense : enseignement à distance, plateformes Parcoursup et Monmaster, Pronote, intervention de l’IA, correction numérisée des copies, tablettes … Le numérique est partout dans le domaine de l’éducation et à l’école, comme une évidence que l’on ne discute pas. C’est le progrès, c’est pour préparer les élèves et étudiants au monde de demain. Dans le même temps, il s’agit de les sensibiliser à l’écologie et aux dangers de l’abus d’écran, beau paradoxe. Et si on y réfléchissait un peu ?

Peut-être avez-vous déjà entendu ce petit nom Pix, on dirait celui d’un petit écureuil mignon. Pas du tout, c’est le nom du « service public en ligne pour évaluer, développer, et certifier ses compétences numériques ». C’est déjà moins mignon, surtout quand on nous parle de « service public en ligne », déjà tout un programme (politique). Les mots suivants ne sont guère plus rassurants, l’évaluation arrivant avant le développement et s’accompagnant d’une certification, parce que, bien sûr, dans notre monde tout doit être évalué et certifié (conforme).

SUD Lutte de Classes éducation relaie la proposition d’un groupe de personnes qui refusent de se laisser submerger par l’envahissement du numérique dans l’éducation. Le texte suivant est issu d’une journée de réflexion « Sortir du bocal numérique » animée par Halte Au Contrôle Numérique à Saint-Étienne, dont le but visé est d’obtenir un statut d’objecteur du numérique, en tant que salarié ou citoyen-usager des services publics.*

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